La nature et l’invisible

Mon travail puise son essence dans la nature : les herbes folles, les fleurs des champs que personne ne cueille, les plantes considérées comme des mauvaises herbes. Dans leur indifférence apparente, dans leur banalité, je trouve une beauté discrète mais puissante.

Ces végétaux, que personne ne nomme ni ne chérit, deviennent, à travers mon regard, des symboles de résilience et de liberté. Leur existence silencieuse, leur capacité à pousser entre les fissures du béton ou au bord des chemins oubliés, me parlent de la vie qui persiste malgré l’oubli. Les nommer, les représenter, c’est leur redonner une place dans le monde.

La gravure comme langage

La gravure, pour moi, est bien plus qu’une technique : c’est un langage, qui permet de capturer les nuances, les ombres et les lumières de ces plantes modestes, mais aussi de traduire leur fragilité et leur force. À travers les lignes gravées, les textures imprimées, je cherche à créer un dialogue entre le visible et l’invisible, entre ce que l’on voit et ce que l’on ressent.

Mes œuvres ne se limitent pas à la feuille de papier. J’explore également l’installation, où la gravure devient un élément parmi d’autres, intégrée dans un espace, une expérience sensorielle. L’objectif ? Inviter le spectateur à ralentir, à observer, à se reconnecter avec ces détails du quotidien que l’on a trop souvent tendance à ignorer.

L’art comme pont entre les cultures et les émotions

À l’avenir, je souhaite approfondir cette exploration de l’invisible, en élargissant mon champ d’investigation aux éléments naturels méconnus ou méprisés dans différentes cultures. Je veux créer des œuvres qui servent de ponts : entre la Corée et la France, entre l’Orient et l’Occident, entre l’art traditionnel et l’art contemporain. L’art doit être une expérience partagée, une manière de rappeler à chacun que la beauté et la poésie existent partout, même là où on ne les attend pas.

Enfin, je souhaite continuer à expérimenter avec de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques, tout en restant fidèle à cette idée centrale : donner une voix à ce qui est souvent silencieux.

Oh Kyongah, 2026

Parcours artistique

Mon parcours artistique a commencé en Corée, où j’ai étudié les arts textiles à l’université. C’est en explorant les techniques d’impression sur tissu que j’ai découvert, presque par hasard, la gravure. Cette rencontre fortuite a marqué un tournant : j’ai été immédiatement fascinée par la profondeur, la texture et la poésie que cette discipline permet d’exprimer.

Cette passion m’a menée jusqu’en France, où j’ai choisi de me spécialiser en gravure à l’École des Beaux-Arts de Versailles, avant de poursuivre une maîtrise en arts plastiques à l’Université Paris 1, en me concentrant sur l’installation artistique à travers la gravure.

Aujourd’hui, je suis membre active des associations des Artistes de Normandie et Artistes Indépendants de Normandie, où je partage ma passion et m’inspire des échanges avec d’autres créateurs. Par ailleurs, je donne régulièrement des ateliers d’initiation à la gravure pour des personnes en situation de précarité et des migrants. Ces moments de transmission sont pour moi une façon de rendre accessible l’art et de rappeler que la création est un langage universel, capable de dépasser les barrières sociales et culturelles.

Récemment, j’ai exploré la technique du burin, inspirée par les travaux de Catherine Gillet, ce qui m’a permis d’approfondir mon approche du trait et de la ligne. Cette technique, exigeante et précise, m’a ouvert de nouvelles perspectives pour exprimer la délicatesse et la rigueur que je cherche à transmettre dans mes œuvres.

Dossier de présentation

Le monde du rêve – série III


Le monde du rêve – série II


Mon champs à côté…


La place de la République


Rencontres – série I


Allons un peu plus loin – 1re édition


Composition


Reflets encore

À tes côtés


Reflets encore reflets…


Site Internet

Expo 1

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